
Pour plus d’informations sur le projet avec les architectes, rendez-vous sur :
http://www.forgingbuilding.org/
Un grand merci à CityMix, Atelier F et François Maënhaut, ainsi qu’à nos stagiaires et adhérents…


L’été dernier nous vous proposions Suikerklontje, le petit morceau de sucre dans la grande Halle. Cinquante artistes s’étaient réunis pour transformer le mystérieux terrain de jeu du Môle 1 en terrain de fête, le temps d’une journée extraordinaire.
Cette année, c’est une autre affaire. Nous sommes en travaux, en bleu, presque pas présentables, entre deux bâtiments : l’un à quitter, l’autre à rénover. C’est un nouvel abordage ! Profitant des beaux jours, nous avons installés les bureaux sur le môle aussi et des équipes artistiques tout terrain comme celle de Rémy Héritier (danse) ou encore l’association à l’ail (plasticiens, photographes) viennent travailler à nos côtés. C’est en tout une bonne quarantaine d’artistes qui investira le site cet été, en bon voisinage avec les 15 000 abeilles de la Forêt du Petit Mince. Malgré la précarité des installations, la base prend forme.
En attendant de vous recevoir in situ, nous profitons aussi des chantiers collectifs (auxquels vous êtes invités) pour organiser en soirée des rassemblements joyeux, des programmations légères et des dîners copieux.
Aussi les 26 Juin et 18 Juillet… Fructôse vous attend en plein air et vous ouvre les bras. Au programme, créations in situ, concerts poétiques, dance floor survitaminé et projections.
Nous souhaitons aussi vous dévoiler nos plans pour un Port de Plaisir.
Partageons les maquereaux, les éclats de rire et les expériences esthétiques… Regardons le soleil se coucher en musique et faisons des pogos dans le noir….
Anna Czapski, coordinateure



Albert Clermont se préoccupe de la manière dont le corps et la parole trouvent leur place dans l’espace. Il met en œuvre ses réflexions au moyen de la photographie, de la vidéo et de l’installation. Son œuvre se nourrit de l’environnement social et culturel et offre un regard polycentrique et polysémique sur le paysage contemporain.

Musicien atypique, version artistique du géo-trouvetou, Frédéric Le Junter est bricoleur d’objets sonores qui résistent à la description (installations, boîtes à musiques, automates musiciens, dispositifs lumineux).

Créé en 2008 par Sébastien Gossaert (Ingé son), Nicolas Deccopman (Graphiste) et Julien Debreyne (Webmaster), Studio HK est un projet de studio mobile qui fonctionne selon 3 axes : le son, le graphisme et le web.
Fructôse accueillera dans les locaux des Douanes la partie son avec le studio d’enregistrement géré par Sébastien Gossaert, qui pourra proposer plus spécifiquement prise de son, editing, mastering et mixage. Il travaillera également en collaboration avec Adrien michel et son projet de studio mobile.

Le Tati Roulant est un vieil autocar qui a une tête bien sympathique et un parfum d’heureuse nostalgie. Ce beau bus va se faire transformer en salle de spectacles itinérante, un tout petit espace intimiste et convivial. Il sera très agréable d’y projeter des films en pellicule de cinéma, mais on pourra aussi y faire des tas d’autres choses. L’idée est de créer la curiosité, évoquant à la fois le bus que l’on emprunte sur un réseau de transports en communs, le marchant ambulant installé sur la place du marché, et le manège d’une fête foraine…

François use de métaphores, d’analogies entre toutes les définitions de l’art aujourd’hui et tous les dessins que l’on peut faire de l’homme, sans jamais parvenir à être exhaustif. Ce n’est pas le but. Comment utiliser ce qu’on ne maîtrise pas ? Comment un plasticien fait-il de la musique ? Comment agit-il avec des mots ? Résonnent-ils encore ?
« Dans ses dessins, vidéo-performances, diaporamas, chansons, poèmes, l’artiste s’évertue à se montrer digne de l’Art -au sens noble du terme-, à revaloriser la place et le pouvoir de l’artiste dans la société. Et pourtant toute son œuvre n’est qu’esbroufe, parodie et imposture. Son travail cultive en effet l’ambiguïté des genres. S’il emprunte son vocabulaire à la culture pop, il tire son sens profond de sa « belge attitude », ce mélange de sérieux et d’autodérision, de rigueur et d’irrévérence, sur un mode toujours subtil et caustique. Poésie, vidéo ou simple coup de crayon, François Lewyllie utilise tous les domaines créatifs pour croquer l’absurde de nos vies contemporaines et éprouver les limites de l’art. De bric et de broc, il bricole un univers hétéroclite, sans logique apparente, fait de majorettes juvéniles maniant habilement le bâton, de barbares décapités que rien arrête, de citations proverbiales éculées, de méthodes d’apprentissage amateurs… » (Alexandra Fau, critique d’art, 2009)

Musiciens et compositeurs,Valentin et Antonin Carette aiment jouer sur plusieurs fronts. Ils collaborent avec divers musiciens dans une kyrielle de formations qui mêlent rock et sons expérimentaux. Avec le soutien de Fructôse, ils développent un singulier projet d’hommes orchestres de tous les folklores.
http://www.myspace.com/yolk2006
http://www.myspace.com/scathodicksurfers

LA FORÊT DU PETIT MINCE Par les Sunday’s Artists {Installation}
De manière plus ou moins discrète, les plantes sont partout dans les ports, sous la forme de graines, de pollens, venant de tous les pays, agrippés à des ballots de coton, écrasés sous un container, blottis sur un tronc d’arbre, accrochés au pattes d’un insecte etc….Le môle 1 riche de son passé portuaire possède assurément en son sein nombre de graines endormies, de plantes de toutes sortes, de toutes provenances qui ne demandent qu’à s’épanouir.
Poussés par cette idée, Steve ABRAHAM et Nicolas MESSAGER ont décidé de mettre en valeur la friche végétale du Môle 1, au pied du chai à vin et de l’entrepôt des sucres. L’installation consiste à protéger de toute intervention humaine un carré de 10×10m de plantes sauvages pour une durée de 13 ans (renouvelable).
Et partant du principe que le processus naturel veut qu’un espace végétal laissé libre devienne au final une forêt, cette installation donnera dans quelques années, libérée de son enceinte: la FORET du PETIT MINCE, (une forêt dotée de tous les labels environnementaux possibles : HQE, BBC, TPHE, QQTS, STQR etc…) à deux pas de son grand frère, le QUARTIER du GRAND LARGE.

Benoît Dobbelaëre est vidéaste et plasticien. Emâ est le personnage central de son univers poétique, violent et romantique qui fait parfois écho à des artistes tels que Joël-Peter Witkin ou encore Hans Bellmer. Emâ est tantôt dessin animé, mannequin ou figurine. Elle est assemblée comme une machine, combinaison de toutes les laideurs. Elle est masculine ou féminine à la fois. Elle est enfin le double de son créateur, sa marionnette et son propre souffle.
« La création d’un personnage, c’est un peu comme le retour à l’enfance, comme le désir de transformer des sucres en soldats, de les faire s’animer, leur donner un sens différent. La matière ou l’objet m’intéressent non pas pour ce qu’ils sont dans la réalité mais pour l’interprétation que je leur donne. C’est un processus difficile à analyser, et c’est par le jeu d’animer un personnage, de lui créer un décor, que je donne «vie» à Emâ. L’ensemble de mon travail est présenté sous la forme d’un environnement physique, imagé et sonore, il est donc composé de films cinématographiques accompagnés d’une musique, de manèges sonorisés, auxquels s’ajoutent des peintures, des montages photographiques (…). Le résultat étant l’organisation d’une toile narrative ou j’invite le spectateur à découvrir les différentes connexions. » (Benoît Dobbelaëre)
Le site interactif de benoît Dobbelaëre sera bientôt en ligne… patience!

Nicolas Devos est vidéaste et compositeur diplômé du studio national des arts contemporains du Fresnoy. Pénélope Michel est musicienne, chanteuse et graphiste. Ensemble, ils forment le groupe Cercueil et expérimentent aussi dans le champ des arts visuels et numériques. Ils ont travaillé à plusieurs reprises sur le thème de la mémoire avec un parti pris radicalement sensitif et impressionniste. Ils mêlent rock n roll, archives et musique contemporaine.

Fabian Foort est un artiste méta-morphe : il est tantôt cinéaste forain, tantôt poète de supermarché mais aussi illustrateur pratiquant les arts-plastiques, plasticien-cuisinier. En réalité, ce qui l’intéresse, ce sont toutes les tensions entre milieux (œuvres et espaces, œuvres et publics, publics et publics) et la fertilité des surprises que cela produit ! Pour définir son travail, il s’inspire de la notion d’écotone, les milieux naturels originaux que l’on trouve dans les zones de frottements que sont les lisières des forêts, les pieds des montagnes.
Projet évolutif croisant décor de salon, vidéos et écriture, « Gudull, une fiction qui ne dépasse pas la réalité… » est à un carrefour des Arts Plastiques et des Arts de la Rue. Dans l’intimité confortable d’un salon, le public est invité à visionner 1 à 6 vidéos de 1 à 2 minutes chacune. L’alchimie de nombreux matériaux (textes, photos, vidéo d’animation, sons, odeurs, objets détournés…) et du décor offre une immersion dans un univers acidulé que l’on pourrait qualifier d’ « étrangement familier ».

Compositeur et performer, Emilien Leroy joue plusieurs projets sonores :
Feromil, one man band post-industriel populaire, musique pur port jouée au Metal detektor http://www.myspace.com/monsieurtrickster
Hemirat, ciné-musique sur strip-tease vintage.
Harcelor, Noise poésie tribale with Anna Czapski.
Création aussi de performances collectives comme Ferramenta Vetera, le marteau et l’enclume, la moule enchantée, le bourreau invisible…