Artiste associée à Fructôse depuis janvier 2020, Laura Gourmel inaugure une série d’interviews des artistes résident·es dans nos ateliers.

À travers différentes techniques liées au textile, l’artiste cherche à “réparer un réel transformé”. Dans son travail, les fils assemblent en une multitude de points des fragments d’histoires personnelles et collectives, réelles et rêvées, transmises et oubliées.

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Fructôse – Peux-tu nous présenter ton parcours ?

Laura Gourmel – J’ai suivi une licence d’Arts plastiques à Nîmes et obtenu la maîtrise en 2006 à La Sorbonne. Je n’ai pas souhaité poursuivre en deuxième année de master car je trouvais la formation trop théorique. À Nîmes, en revanche, on devait régulièrement remettre des travaux finis. C’est une discipline qui se ressent encore aujourd’hui dans mon travail. Il faut que mes mains soient constamment occupées à créer quelque chose.

Durant mes études, j’ai également réalisé un stage en médiation jeune public au Palais de Tokyo. Ce stage m’a beaucoup servi et j’utilise encore cet apport lorsque je fais de médiation ou lorsque je présente mon travail. J’ai pris l’habitude d’expliquer mon propos ou celui d’autres artistes très simplement, de toujours présenter plusieurs axes de lecture pour favoriser la compréhension de chacun·e. La transmission est une notion très importante pour moi.

Fructôse – Y a-t-il eu d’autres expériences et rencontres fortes par la suite ?

Laura Gourmel – Quelques années après la maîtrise et plusieurs petits boulots, je suis partie vivre au Canada, à Montréal, où je suis restée deux ans. Là-bas, j’ai découvert deux galeries associatives, L’Aspirine et l’Usine sans issue. Ce fut également une expérience très enrichissante ! Je ne connaissais pas ce type d’environnement, plus “underground” que ce qu’il pouvait y avoir en France, dans lequel il n’y avait aucun jugement, moins d’intellectualisation des pratiques et beaucoup plus de liberté de création. Tou·tes les artistes que j’ai pu y rencontrer produisaient constamment. À une période où ma production était elle, plus variable, cet environnement productif m’a reboosté. Je n’ai jamais cessé d’avoir des projets en cours depuis. C’est également en gravitant autour de ces deux associations que j’ai pu découvrir et m’entretenir avec d’autres artistes travaillant le textile, alors que j’avais l’impression d’être la seule à utiliser ce médium pendant mes études.

Laura Gourmel, Mon Trousseau, 2013. Broderie sur draps et torchons, dimensions variables © Laura Gourmel

Je me suis par la suite installée à Lille avec pour objectifs d’y poursuivre mon travail artistique et d’exposer. Marie Fernandez, directrice du service des expositions et des arts visuels de la Ville de Lille à l’époque, a pu me renseigner sur les structures existantes au sein de la métropole lilloise qui pourraient s’intéresser à mon travail et sur les dispositifs auxquels je pouvais prétendre. C’est grâce ces informations que j’ai pris contact avec Lasécu – espace d’art contemporain et l’atelier-galerie Bleu, deux structures lilloises avec lesquelles j’allais travailler par la suite.

La rencontre avec le pôle arts visuels m’a aussi poussé à postuler à la résidence Wicar, à Rome, en 2016. Ce fut une expérience très constructive de 3 mois ! Durant cette résidence, j’ai pris conscience de mon travail autour du temps, de l’espace-temps, de la mémoire… J’ai pu faire cette réalisation grâce à la temporalité très particulière de la ville, oscillante entre passé et présent. On y passe sans arrêt d’un espace ou d’un temps à un autre. Ce rythme m’a profondément marqué. À partir de ce moment-là, mon travail a pris une autre forme. J’ai pu préciser mon axe de travail et mieux orienter mes recherches.

Fructôse – C’est-à-dire ?

Laura Gourmel – Je m’appuie sur des ouvrages de philosophie ou de sociologie traitant de l’espace-temps, du souvenir, de la mémoire, de l’histoire des êtres humains… que je lis par le prisme de mon histoire personnelle, de mes souvenirs. Je n’ai finalement qu’une vision très morcelée du passé, de l’histoire, et je tente dans mon travail d’y faire des connexions plus ou moins justes, ce qui m’amène à avoir une vision plus globale mais en même temps très très subjective de ce qui nous entoure.

Fructôse – Quelle a été la suite de ton parcours après la résidence Wicar ?

Laura Gourmel – À mon retour, j’ai eu la proposition d’exposer lors de l’événement Small is Beautiful au Non-Lieu (Roubaix). J’ai également été invitée à participer aux Maisons Folles de Ronchin, un parcours d’art contemporain organisé le temps d’un week-end durant lequel des habitant·es de la ville invitent des artistes à investir leurs maisons. Chaque maison participante accueille un·e artiste différent·e. Les visiteur·ses sont invité·es ensuite à sillonner le quartier et à entrer dans les maisons pour y découvrir les œuvres.

Pour ce projet, j’ai proposé une exposition avec des pièces existantes et de nouvelles, créées avec la famille qui m’accueillait, laquelle m’a également permis de résoudre un problème que j’avais dans la mise en forme d’une œuvre sur laquelle je travaillais à l’époque.

Laura Gourmel, travail en cours. Gravure, broderie © Laura Gourmel

Fructôse – Peux-tu développer le rapport que tu entretiens avec le textile, “matière première” d’une grande majorité de tes œuvres ?

Laura Gourmel – Le point de départ de mon utilisation du textile est un projet pour la fac. J’ai répondu au sujet par une proposition utilisant du textile et j’ai continué de m’en servir. C’est un matériau qui n’est pas forcément très cher et qui peut prendre toutes les formes qu’on souhaite. Je l’ai trouvé idéal pour répondre à tout type de sujet qu’on me donnait !

Je n’avais cependant personne dans mon entourage, ni à l’école, qui pouvait me donner de conseils. J’ai donc fait beaucoup d’expérimentations. Puis, petit à petit, j’ai voulu apprendre d’autres techniques et me suis mise à la broderie avant de partir au Canada. C’est une technique qui m’a plu et avec beaucoup d’entraînement, j’ai pu commencer à l’utiliser pour de nombreuses pièces. Le textile est pour autant toujours très présent. J’aime mélanger les matériaux, les techniques, ajouter d’autres objets, jouer sur la composition…

Ce qui me plaît dans la broderie est la finesse des “traits”, qui s’apparente au dessin. Lorsque je dessine, je suis plutôt dans une approche préparatoire, dans le croquis plus ou moins. Mais je trouve que quelque chose manque dans le dessin. Il faut que j’ajoute du fil ! Le fil est quelque chose qui lie. On porte constamment du tissu sur nous, comme une sorte de protection, et ce depuis très longtemps. L’humanité a rapidement utilisé des étoffes. Et le fil n’en est pas moins que le début de l’étoffe. La broderie permet de multiplier de points, les nœuds et d’approcher quelque chose de plus vaste.

Laura Gourmel, Mon Trousseau, 2013. Broderie sur draps et torchons, dimensions variables © Laura Gourmel

Fructôse – Pour l’installation Mon Trousseau, tu as brodé au fil rouge des dessins d’appareils d’électroménager sur des torchons anciens, déjà marqués d’initiales de femmes de ta famille. Peux-tu nous présenter ce projet ?

Laura Gourmel – Il s’agit en effet d’une installation constituée de tissus provenant de ma famille et traitant du travail des femmes au sein du foyer et l’évolution de leur statut. Il y a encore quelques années, les jeunes femmes devaient constituer leur trousseau de linge de maison et y réaliser la “marquette” : le marquage des initiales au fil rouge sur ces tissus pour les reconnaître les jours des grandes lessives. La marquette était un moment de partage entre les femmes d’une même famille, lesquelles se réunissaient pour broder le linge ensemble. C’était également un temps de transmission de savoir-faire, de la technique de broderie, de conseils pour la nuit de noce… Cela marquait le début d’une nouvelle vie pour la future mariée.

Sur les tissus que j’ai pu récupérer auprès des femmes de ma famille, j’ai brodé au point de croix rouge des tâches de sang : un rappel de l’époque durant laquelle les draps étaient exposés à la vue de toutes et tous le lendemain de la nuit de noce pour montrer que le mariage avait été consommé et que la nouvelle épouse avait été vierge jusqu’alors. J’ai également brodé au fil rouge des schémas d’appareil d’électroménager pour souligner une certaine évolution du statut des femmes. Même si ces ustensiles et appareils sont connotés et sont présentés – dans certains imaginaires encore – comme des outils du quotidien féminin, les femmes peuvent aujourd’hui être les conceptrices ou les ouvriers de ces machines. C’est une évolution qui demeure certes minime mais qui fait partie de l’histoire récente des femmes, qui ont longtemps été tenues à l’écart de la conception et de la création et ce, dans tous les domaines.

Laura Gourmel, Les Munitionnettes, 2013. Broderie sur coton et dentelle, 6 culottes de dimensions variables © Laura Gourmel

Cette installation avait été présentée en 2014, lors de l’exposition Pluri(elles) à la Manufacture des Flandres de Roubaix. À l’occasion du centenaire du début de la Première guerre mondiale, j’avais également présenté un travail autour des munitionnettes. Sur des culottes, j’avais dessiné des schémas d’obus et figurais ainsi le travail des femmes pendant la guerre. Lors que les hommes sont rentrés du front, on leur a dit qu’elles pouvaient arrêter de travailler. Au début du XXe siècle, les femmes commencent à porter la culotte, qui était jusqu’alors un vêtement réservé aux hommes. Avoir pu travailler dans les usines, avoir endossé les responsabilités de leurs maris, de leurs pères… leur a permis de montrer et prouver qu’elles étaient elles aussi capables de travailler. Ce fut une étape importante des débuts de l’émancipation féminine.

Fructôse – Dans divers textes sur ton travail, les notions de “réparation” et de “reconstruction” sont souvent utilisées. Comment sont-elles interprétées dans tes œuvres ?

Laura Gourmel – La réparation est une intention de modifier, de soigner une erreur, un accident, un traumatisme. Mais la réparation laisse des traces, des cicatrices. J’ai beaucoup travaillé sur cette notion pour l’œuvre Le Mur de l’oubli. Cette installation parle du temps qui passe, de l’oubli, de la mémoire, des choses qui nous échappent. Pour sa réalisation, j’ai utilisé du linge de maison troué que j’ai raccommodé avec du fil noir et non de la couleur d’origine. Les accrocs étaient donc réparés mais bien visibles. J’ai ensuite rassemblé toutes ces étoffes pour créer une forme ronde, une constellation dans laquelle les trous rapiécés suggèrent des trous noirs.

Laura Gourmel, Le mur de l’oubli, 2014-2015, 2013. Torchons raccommodés, 250×250 cm © Laura Gourmel

En astrophysique, les trous noirs sont des objets si denses qu’ils emprisonnent la lumière. Par analogie, les trous noirs de cette œuvre emprisonnent quant à eux la mémoire, les souvenirs liés à chaque morceau de tissu. Bergson utilise la métaphore du phare pour parler des souvenirs. Selon lui, la mémoire serait réveillée par un phare qui ne peut éclairer chaque souvenir en même temps. Certains souvenirs seraient donc en sommeil, resteraient dans l’ombre. Ils seraient donc toujours présents mais inaccessibles jusqu’à ce que la lumière du phare ne le fasse rejaillir. J’ai voulu transposer cette métaphore dans Le Mur de l’oubli. De nos jours, lorsqu’un torchon est troué, on ne s’en sert plus, on le jette alors que jusqu’à encore récemment, on les réparait et les utilisait encore un long moment, jusqu’à ce qu’on puisse plus du tout les réparer. Les tissus utilisées dans l’installation sont presque tous marqués d’initiales et donc d’une présence. Ils ont appartenus à quelqu’un ; les jeter à la poubelle reviendrait à en détruire la trace, le souvenir d’un individu. En réparant ces torchons, s’opère un autre revirement : les souvenirs manquent. On ne pourra pas les retrouver mais ces bouts d’histoires continuent d’exister en filigrane.

Quant à la reconstruction, je me réfère dans mes œuvres au fait que tout est fragmenté, morcelé. On prend le train en marche lorsqu’on vient au monde et qu’il nous est impossible d’assimiler et d’avoir connaissance de tout ce que l’histoire de l’Homme a connu. On essaye donc de reconstruire le monde “à notre manière” pour le comprendre, que ce soit le monde dans sa globalité comme l’histoire/les histoires de famille. On assemble donc les petits bouts de ces histoires dont on prend connaissance au fur et à mesure pour reconstruire ces histoires, qui sont donc hautement subjectives mais qui n’en demeurent pas moins justes. Chaque conception du monde est juste à sa hauteur selon moi. Personne n’est en capacité de tout connaître du monde. Les archéologues, les scientifiques font chaque jour de nouvelles découvertes qui s’additionnent à la multitude de données déjà connues par l’Homme. Cette notion de reconstruction – et de déconstruction – est donc plutôt d’ordre intellectuelle ou spirituelle dans mon travail. Il est lui aussi composé de plusieurs morceaux qui tentent de reconstruire un ensemble, celui de mon schéma de pensée.

Fructôse – Ces deux notions semblent particulièrement entrelacées dans une installation sur laquelle tu travailles depuis quelques mois, Mes souvenirs sont les vôtres.

Laura Gourmel – Il s’agit en effet d’une installation composée de plusieurs cocons qui renferment chacun un objet-souvenir de mon enfance mais qui sont des objets qui peuvent parler à tout le monde : une petite voiture, une peluche, une poupée… ; d’où le titre Mes souvenirs sont les vôtres. Tout le monde, en voyant “mes” objets, se rappellera des siens. Ce sont des rappels, des objets-signes de l’enfance.

J’ai placé ces objets dans des cocons de fils, à la fois pour les protéger et pour m’en détacher. Je les “étouffe” un peu aussi car certains objets peuvent raviver de bons comme de mauvais moments. Le rapport à l’enfance peut également être oppressant. J’ai personnellement eu du mal à sortir de cette période. On peut se sentir prisonnier·ère des souvenirs de cette époque et, de manière plus générale, du matériel. A-t-on réellement besoin d’objets pour se rappeler d’une période de sa vie ?

Laura Gourmel, Memories ou Mes souvenirs sont les vôtres, 2019 – en cours. Fils et objets, dimensions variables © Laura Gourmel

Pour leur réalisation, j’ai utilisé une technique de broderie en volume qui vient du Japon, dont se servaient encore les mères au XVIIIeme siècle pour créer des balles – les temari – pour leurs enfants. Avec le temps, et l’arrivée des balles en caoutchouc, les temari ont perdu leur rôle d’objet pour enfant pour devenir des objets précieux, de décoration, des cadeaux ou des porte-bonheur lorsqu’on y glissait des petits-mots à l’intérieur.

C’est l’un des autres niveaux de lecture de l’installation : elle évoque aussi la transmission, le rapport à la femme, à la mère. Je pensais léguer ces objets à mes enfants, chose que je ne suis pas sûre de pouvoir faire. Pendant le confinement, j’ai réalisé plusieurs cocons et ai pris le temps de me questionner sur la forme de ces pièces. Pourquoi est-ce que cette espèce d’œuf ne permettait de voir qu’une partie de l’objet qu’elle recueillait ? J’écris en ce moment un texte sur cette question, sur l’infertilité et le fait de pouvoir léguer ou non quelque chose. Cette forme représente aussi la forme de mon problème à l’intérieur. C’est l’image de l’œuf et de savoir si quelque chose en sortira.

Lorsque j’ai commencé à réaliser ces pièces, je me suis d’abord dit que je n’allais pas en parler. Mais en réfléchissant, je pense qu’il m’est important de l’évoquer et d’écrire sur ce sujet. Personne ne le fait vraiment. Personne ne sait comment réagir lorsque cela lui arrive ou lorsqu’on en parle. Je me suis aperçue que la société était très violente sur ce sujet car la famille, la figure de la mère particulièrement, ont une importance énorme ! Lorsqu’on est dans l’incapacité d’être mère, on se remet en question face ce statut prédominant et il est difficile de sortir de cette image. On privilégie encore l’aspect maternel de la femme plus que celui de la femme en tant qu’être en soi. Au-delà, il est important de se rappeler que chaque parent est un·e individu·e, avec ses désirs, ses souhaits, ses souvenirs, son identité avant d’être les parents de. Il faut également en avoir conscience dans l’éducation des enfants. L’enfant est aussi une personne singulière avant d’être la fille ou le fils de.

Le confinement m’a donc permis de me rendre de cette autre dimension de mon travail et que, même si mes œuvres parlent beaucoup de moi, de mon histoire, je ne le formule que très rarement et vaguement. Pour cette installation, c’est différent : elle touche un point sensible de mon histoire.

Fructôse – Est-ce que connaître l’histoire personnelle des artistes est important selon toi ?

Laura Gourmel – Oui, c’est quelque chose que je recherche lorsque je découvre le travail d’un·e autre artiste. Le travail artistique est une traduction de la vie selon moi. Pour ma part, je n’arrive pas à détacher mon travail de ma vie personnelle. C’est aussi pour cela que je suis artiste.

Laura Gourmel, Memories ou Mes souvenirs sont les vôtres, 2019 – en cours. Fils et objets, dimensions variables © Laura Gourmel

Fructôse – Est-ce que le confinement t’a permis d’aller plus loin dans d’autres projets ?

Laura Gourmel – Il m’a permis de poursuivre des projets déjà entamés, comme ces cocons ou un projet de collage, mais je n’en ai pas commencé de nouveaux. À vrai dire, je n’ai pas trouvé cette période très propice à la création. On avait l’esprit trop préoccupé par le décompte journalier des décès, par les annonces saccadées… On ne pouvait pas – ou presque pas – sortir, s’aérer. Il n’y a pas de véritable échappatoire.

Cette situation m’a pour autant fait me poser des questions. J’avais déjà une conscience écologique assez présente mais cette crise me donne encore plus à réfléchir au rapport entre art et écologie. Je pense qu’elle va marquer un tournant qu’il sera intéressant de suivre. Je travaille déjà beaucoup avec du textile de récupération, j’utilise de l’encre lavable à l’eau plutôt que des produits chimiques pour la gravure… Cela confirme mes questionnements.

Il faut réfléchir à une nouvelle manière de concevoir les expositions et le marché de l’art. Il faudra peut-être également repenser les très grandes expositions qui font venir des œuvres du monde entier pour de courtes périodes, avant de les déplacer à nouveau…Mais il ne faudrait pas que l’art en pâtisse plus que les gros pollueurs ! Je pense simplement que le monde de l’art, les artistes sont là aussi pour poser ces questions et amener de nouvelles pistes de réflexion, des propositions.

Fructôse – Tu es devenue artiste associée à Fructôse il y a quelques mois maintenant. Comment décrirais-tu le rapport qui s’est tissé entre l’association et toi au fil des semaines ?

Laura Gourmel – C’est un rapport encore un peu neuf mais j’apprécie énormément d’être arrivée à un moment où l’association se questionne sur son fonctionnement, sur ses missions.

Ma relation à Fructôse est aussi liée au lieu en soi, au fait d’être au contact d’autres artistes. C’est d’ailleurs quelque chose qui m’a manqué pendant le confinement, de ne pas avoir ces moments d’échanges avec eux·elles.

L’accompagnement proposé aux artistes associé·es est également très important. Les différents profils de l’équipe salariée permettent d’avoir une autre vision de notre travail. C’est ce que j’attendais de la part de Fructôse. L’équipe a aussi une vue plus globale de ce qui se passe sur le territoire et ses retours sont très constructifs et professionnels. En tant qu’artiste associé·es, nous pouvons soumettre des projets ou se joindre à ceux proposés par l’équipe. Il y a une émulation entre tou·tes les acteur·trices de l’association.

 

Dans l’atelier de… Entretien #1 Laura Gourmel

Mise à jour 18 août 2020

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